Le collectif RUNE, pour Réfléchissons à l’Usage du Numérique et des Écrans, s’intéresse depuis plusieurs mois au projet du DIP de l’État de Genève concernant la numérisation de l’école. L’intention du Conseil d’État est bien de renforcer l’apprentissage au numérique et par le numérique, dès l’école primaire.

itopie soutient ce collectif et défend les causes sous-jacentes comme la sensibilisation de la population aux effets d’un développement tous azimuts du numérique dans la société. Les impacts nuisibles d’une telle numérisation sont en effet nombreux, sur l’environnement et les ressources naturelles d’une part mais aussi sur le développement cognitif des jeunes.

Le 3 mai 2021, le collectif RUNE dépose donc une pétition :

Numérique à l’école primaire : le coup de tablette magique ?

 

Elle demande en substance un moratoire au sujet du projet du DIP de formation par le numérique à l’école primaire (l’apprentissage au numérique n’est pas ciblé par cette pétition).

En quelques mots, voici la pétition expliquée sur RTS.

684 personnes ont signé notre pétition (au 5 mai 2021), dont de nombreux logopédistes, médecins, psychologues, informaticiens et enseignant.e.s, ainsi que les trois groupements suivants :

  • Association des Logopédistes Indépendants de Genève – ALIGE
  • Groupe enseignement – Syndicat des services publics – SSP-Genève
  • itopie informatique, société coopérative – Genève

Notre pétition peut toujours être signée en ligne https://runegeneve.wordpress.com/

Accompagner au numérique semble une évidence, tant les écrans sont présents dans nos vies. Mais enseigner par le numérique est une tout autre question. Quels avantages et quels inconvénients de l’enseignement par le numérique à l’école primaire ? Le besoin est-il vraiment avéré ? Une analyse des coûts / bénéfices – pédagogie, santé, coût financier et impact écologique – semble indispensable avant de s’engager dans cette voie.

À propos du numérique, un domaine en constante évolution par lequel se développent des inégalités dans l’accompagnement éducatif des jeunes, l’École pourrait se positionner en tant qu’acteur de sensibilisation et de réflexion, comme elle le fait pour les questions de sexualité ou de citoyenneté.

Voici un article publié dans le journal Le Courrier :