Les entreprises privées de toutes tailles sont libres de pratiquer l’informatique qu’elles souhaitent. C’est leur droit. En revanche, et c’est une des revendications d’itopie, les organisations publiques ne doivent utiliser que des solutions libres. Cette posture n’est en rien idéologique ni partisane. Elle permet entre autre une bien plus grande indépendance, une transparence et une relation de confiance accrues, un renforcement de l’économie locale et une bien meilleure efficacité au sein des différentes administrations.

Nous ne sommes pas les seuls à le dire. De nombreuses voix prône le développement et l’utilisation de solutions informatiques libres dans les différents services de l’État, plutôt que de dépendre de système privateurs, opaques, centralisés et opérés par de gigantesques entreprises hégémoniques aux pratiques fort peu compatibles avec la transition écologique.

Un article, intitulé « Administration: un rapport parlementaire prône le recours systématique au logiciel libre » , du blog ZDNet décrit la situation en France avec quelques belles avancées.

On trouve dans cet article une magnifique déclaration de M. Stéfane Fermigier, coprésident du conseil national du logiciel libre, à laquelle nous souscrivons !

Le logiciel libre présente un avantage économique indéniable. Des centaines de chercheurs parmi les plus prestigieux l’ont mis en évidence dans leurs travaux. Le prix Nobel d’économie, M. Jean Tirole, s’est lui-même penché sur les communs numériques. Une étude de la Commission européenne restant à publier indique que les investissements dans le logiciel libre sont d’un excellent rapport pour la société considérée dans son ensemble. Chaque euro investi dans la filière du logiciel libre engendre un retour sur investissement au moins quatre fois supérieur.