Le sujet vient enfin sur la table médiatique et peut ainsi être débattu. C’est par ailleurs l’un des buts de l’association RUNE à laquelle itopie a adhéré. Un article a été publié à ce sujet vendredi 27 août dans le journal Le Temps.

 

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Sur le même sujet, la SVMS (Société Vaudoise des Maître-sse-s Secondaires – Membre de la Fédération Syndicale SUD) publiait en août 2021 dans son bulletin un article brossant un tableau très noir (!) du numérique dans la société et décrivant l’aveuglement des politiques quant à l’intégration du numérique dans l’enseignement.

Certes, la situation n’est pas réjouissante et ce n’est pas itopie qui va dire le contraire. Tous les arguments évoqués dans l’article sont hélas véridiques.

En revanche, on peut nuancer quelque peu le propos, en affirmant qu’une autre numérisation reste possible. Celle-ci est bien sûr exclusivement basée sur des logiciels libres, farouchement opposée au capitalisme de surveillance et fait la part belle au low tech, à la revalorisation des appareils, et à une forme de sobriété numérique assumée.

Il faut le reconnaître aussi : le numérique fournit des services extrêmement utiles à notre société et peut nous aider dans la relocalisation de l’économie et la coordination des communautés pour accélérer la transition écologique. Mais tout ne doit pas être numérisé. Et c’est bien là la difficulté : être suffisamment sage pour choisir quels sont les quelques domaines prioritaires à numériser et ceux qui ne doivent surtout pas l’être ! Avec toujours en tête l’épée de Damoclès de l’urgence climatique et de la raréfaction des ressources naturelles.

Ce sujet fait écho au livre « Technologies partout, démocratie nulle part » , de Yaël Benayoun et Irénée Régnauld (FYP), paru en 2020 et chroniqué dans un précédent article de ce blog. Nous ne pouvons que vous en conseiller sa lecture !